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Penser le genre catholique

Penser le genre catholique

Ce blog cherche à réfléchir sur la place des corps et des sexes dans les enjeux de sécularisation auxquels doit faire face e christianisme occidental à l'époque contemporaine (XIXe-XXe), et plus spécifiquement la tradition catholique, depuis les années soixante (second féminisme, révolution sexuelle, émancipation des minorités sexuelles). Il s'intéresse également aux expériences militantes et associatives qui portent ces questions au prix d'une remise en cause des normes.

Siaud, Charles & Viet-Depaule, Nathalie, Prêtres et ouvriers. Une double fidélité mise à l'épreuve, 1944-1969 (Paris, Karthala, 2004).

«...ou bien nous serons les derniers représentants d’une humanité révolue ou bien les témoins d’une nouvelle génération de chrétiens...»

Henri Barreau, prêtre-ouvrier.

 

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Pourquoi parler des prêtres-ouvriers ici ? Tout d’abord parce qu'il s'agit d'un des épisodes les plus significatifs de l'histoire religieuse française du XXème siècle et une des références mémorielles les plus importantes des réformistes catholiques. Peut-être également parce que c’est une intéressante illustration des balancements qui agitent la définition de la licité en contexte catholique. Une minorité de prêtres en accord avec leurs évêques élaborent un mode de présence chrétienne novateur en monde ouvrier avant d’être condamnés par Rome sous Pie XII (1954) et voir leur intuition réhabiliter après Vatican II (1965). 

 

En quoi cela a-t-il à voir maintenant avec le thème du genre et de la religion ? Nous pensons que les prêtres-ouvriers sont aussi abordables en terme de genre. Après la condamnation de 1954, des prêtres ont pu quitter le sacerdoce en liant la transgression de l’interdiction du travail salarié à celle de l’engagement amoureux. D’une certaine manière, des prêtres-ouvriers illustrent très bien la différence qu’il peut exister entre la masculinité et le genre masculin sacerdotal fondé sur le refus du travail manuel et la continence sexuelle.

 

51V36SK38QL._SL500_AA300_.jpgMême s’il l’aborde, le livre de Charles Suaud et Nathalie Viet-Depaule ne porte pas strictement sur cette question. Cet ouvrage aborde plus généralement la question des prêtres ouvriers en interrogeant leur double fidélité aux valeurs évangéliques qui les a poussés à se faire prêtre et leur envoi en mission «sans retour» auprès de la classe ouvrière. Les prêtres-ouvriers sont sûrement à ce titre une des marges les plus intéressantes du catholicisme français contemporain. 

 

L’ouvrage résulte du souci qu’ont eu les prêtres ouvriers dans les années quatre-vingt dix de conserver leur mémoire. Initié par un prêtre-ouvrier de manière isolé, ce programme de recueil de témoignages s’est progressivement systématisé. Le collectif «mémoire» de l’équipe nationale des prêtres-ouvriers a alors demandé à Charles Suaud (directeur du Centre de Sociologie Nantais, Université de Nantes) et Nathalie Viet-Depaule (membre du Centre d’étude des Mouvements Sociaux du CNRS) de les aider à mettre en forme les résultats. De 1992 à 2000, plus de 200 entretiens ont été menés auprès des prêtres-ouvriers et les deux sociologues nous les présentent dans leur ouvrage. 

 

La bibliographie concernant les prêtres ouvriers est finalement plutôt bien étoffée (cf. bibliographie à la fin de l’article). La référence historique reste bien entendu l’ouvrage d’Emile Poulat : Naissance des prêtres-ouvriers de 1964 et sa mise à jour de 1999 : Naissance et fin des prêtres ouvriers. Tous deux retracent très bien le contexte de naissance du passage au travail des prêtres, les premiers pas de la Mission de Paris puis de France et les chronologies autour de la crise des années cinquante, etc. Néanmoins, le biais proposé ici relève plus de la sociologie religieuse et éclaire les événements sous un jour nouveau en faisant notamment une large part à la parole même des acteurs. 


 

♣ Rappel : les prêtres-ouvriers. Une histoire marquée par la condamnation de 1954

 

Entre-deux-guerres :

 

♦ Premiers passages, à titre individuel et exceptionnel, de séminaristes et de prêtres au travail sous la forme de stages ouvriers avec l’accord des évêques. 

 
♦ Premières formulations critiques à l’égard du modèle conventuel du séminaire «coupé du monde» tel que l’avait développé l’Eglise catholique depuis le Concile de Trente.

 
♦ Influence de Charles de Foucault, ermite dans le désert marocain, qui développe une mystique de la présence silencieuse ou «de l’Incarnation»
  

♦ Expériences missionnaires innovantes dans la banlieue parisienne du père Pierre Lhande auteur du Christ dans la banlieue (1927).


♦Essor de l’Action Catholique spécialisée (Jeunesse Agricole Chrétienne, Jeunesse Ouvrière Chrétienne) fondée sur l’idée de l’apostolat du «semblable par le semblable». 

  

1939-1945 : Expérience de la seconde Guerre mondiale : des prêtres prennent conscience du «mur» qu’il peut exister entre la culture cléricale et la vie profane dans le maquis, les camps et  le quotidien difficile. Structuration des premiers pôles de formation et d’engagement au travail dans le monde ouvrier : la Mission de Paris, la Mission Ouvrière de Marseille (les dockers du père Pierre Loew) et le Séminaire de Lisieux (père Louis Augros).

 

1941 : Parution de France, terre de mission ? des abbés Godin et Daniel. Fort retentissement de cet ouvrage. Prise de conscience de l’ampleur de ce qu’on appelle «déchristianisation».

 

1949 : Naissance de l’équipe nationale des prêtres-ouvriers. Mort de cardinal Emmanuel Suhard (archevêque de Paris) «protecteur» des prêtres-ouvriers. Décret du Saint-Office (Rome) interdisant à tout catholique l’engagement dans une association, un syndicat ou un parti d’obédience communiste. 

 

1950 : des prêtres-ouvriers participent aux manifestations du Mouvement pour la Paix (communiste). Scandale dans la presse et dénonciations au Vatican.

 

1952 : Succès du roman Les Saints vont en enfer de Gilbert Cesbron portant sur les prêtres-ouvriers. 

 

1953 : Saint-Office met fin à l’expérience des prêtres ouvriers, ils doivent cesser le travail et se réintégrer à la vie diocésaine ou religieuse classique.  

 

1954-1965 : époque complexe :         

 

♦ Certains prêtres quittent officiellement le sacerdoce (réduction à l’état laïc, mariage parfois), d’autres continuent de travailler et s’estiment toujours prêtres. Variété de situations. On estime qu’environ 50% sont restés au travail.

 
♦ Des expériences plus canoniques (mi-temps de travail, travail artisanal) sont organisés comme autour de Monseigneur Ancel à Lyon (paroisse Saint-Antoine de Padoue, quartier de Gerland) ou du Secteur missionnaire de la Boucle de la Seine sur Paris ou de la Communauté du Prado. Le Père Loew à Marseille continue son expérience pastorale sur le port. Des prêtres continuent d’accéder au travail par ces biais.
 

♦ 1957 : naissance de la Mission de France qui accueille les prêtres du séminaire de Lisieux engagés en mission dans le monde populaire.
  

♦1959 : nouvelle convocation des évêques français à Rome pour clarification et rappel des interdictions.

 

1962-1965 : Le Second Concile du Vatican autorise de nouveau travail des prêtres (toujours sous conditions) (cf. décret sur le ministère du prêtre : Presbyterium ordinis).

 

1965 : 52 prêtres sont autorisés expérimentalement à retourner au travail ouvrier sous la direction de la Mission de France.

 

1968 : Expérience temporaire est transformée en engagement pastoral régulier et durable. Réintégration de certains prêtres condamnés de 1954.

 

 

♣ Des prêtres faits par le travail

 

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Le passage au travail pour les prêtres-ouvriers n’est pas seulement un «témoignage» ou une «expérience» mais veut signifier leur appartenance au monde ouvrier. Certains prêtres passés au travail étaient issus de la bourgeoisie, du monde rural ou du monde des commerçants et des artisans. A l’époque, on devient surtout ouvrier quand on naît dans une famille d’ouvriers. Le choix personnel l’emporte sur les logiques familiales. Les prêtres-ouvriers sortent également de la logique sacerdotale fondée sur la séparation et le statut d’expert en biens du salut :

 

« Il n’est pas trop fort de parler d’une recherche d’une contre culture religieuse effectuée par l’accès au travail manuel, fondée sur une inversion de la relation qui existe entre le prêtre et ses ‘fidèles’. Pour schématiser, il est possible d’opposer la vocation ‘pour autrui’ du prêtre d’institution - prêtre de la paroisse et aumônier convaincus - fondé sur un rapport vertical d’autorité et d’échanges dissymétriques (c’est le prêtre qui apporte le  salut) à la situation des prêtres-ouvriers faits ‘par autrui’ : ayant tout à apprendre des actes techniques du métier qu’ils découvrent, ces derniers sont convaincus qu’ils ont à se mettre à l’écoute des ‘copains de travail’ et se laisser changer mentalement par eux pour intégrer les valeurs de la classe ouvrière» (p. 198)

 

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      Ordinations sacerdotales à la cathédrale de Strasbourg, 1950.

 

Le ministère sacerdotal en monde ouvrier (prêtre au travail) devient progressivement quelque chose d’autre (prêtre fait par le travail). Le travail manuel construit la relation à Dieu voire l’Eglise elle-même.


« Nous pensions que l’Eglise se construisait par le fait que nous étions prêtres, que nous avions un sacerdoce ouvrier que nous ne connaissions pas et que nous étions en train de découvrir. Ca n’était pas un ministère des prêtres ouvriers, c’était un sacerdoce ouvrier qui comportait le travail manuel avec ce qu’il apportait dans la prière, dans les contacts, des témoignages que nous pouvions faire dans les services aux différents camarades que nous eus» (Jacques Viviez, prêtre-ouvrier sur les barrages des Alpes, cité p. 215)


« Il me semblait que le monde ouvrier ne s’organisait pas à partir de nos structures ecclésiales mais à partir du travail et des réalités humaines (...) le BTP était une de ces réalités qui brisait le cadre diocésain puisque les travailleurs circulaient à travers toute la France et dans le monde » (Michel Rager, prêtre-ouvrier chez Bouygues en Arabie Saoudite, cité p. 246)

 

Les prêtres-ouvriers ont intégré à leur manière combien le travail était le coeur de l’identité ouvrière. Le livre montre très bien comment les prêtres ont aussi fait le difficile apprentissage du travail ouvrier. Pas forcément issus des milieux ouvriers, les prêtres peuvent faire preuve de gaucherie voire être dangereux à l’atelier. Se pose rapidement une autre question pour eux : faut-il se qualifier, accepter les promotions ou rester dans l’exécution des tâches les plus basses et dures ? Certains prêtres choississent la promotion et le déclassement volontaire.

 

 

 

♣ Un engagement sans retour avec un peuple en lutte

 

Les prêtres-ouvriers illustrent très bien une problématique intellectuelle et spirituelle catholique des années 1940-1950 (cf. l’ouvrage Significations du marxisme du père Henri Desroches de 1950). Ils se demandent quel lien il existe entre l’idéal religieux chrétien et l’espoir d’émancipation de la classe ouvrière (marxisme) ? Ils se placent à la croisée de deux messianisme et formulent une théologie de l’histoire particulière.

 

« Il importe de savoir que, chrétiens ou non, nous avons un terrain commun de rencontre : celui de la vie engagée dans une espérance qui nous dépasser en vue du bonheur de l’homme. Commune jusqu’au moment où l’on nomme le Christ et l’autre pas » (Henri Depierre, cité p. 316) 

 

« le salut se fait histoire et révolution ; le christianisme s’affirme comme un humanisme conquis par la lutte de la libérations des hommes contre toute forme de domination» (p.347) 

 

« c’est l’ouvrier qui réalise par son «incarnation», les principes les plus forts de la rupture avec le mode dominant d’organisation et de fonctionnement de l’Eglise du moment» (p. 349) 

 

Cela se révèle également dans la façon dont les prêtres-ouvriers conçoivent la retraite (les témoignages ont été récoltés alors qu’ils passaient à l’inactivité) : 

 

« le prêtre se saisit de la condition ouvrière en se transformant sinon en éternel travail (pour des raisons pratiques évidentes), du moins de militant à vie. Il devient un ‘ouvrier in aeternum’ dont la mission ne s’arrête pas à l’âge bureaucratique de la retraite » (p. 269)

 

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♣ Subir et résister

 

Cette partie nous a particulièrement intéressé. Les prêtres-ouvriers se sont trouvés à un moment ou à un autre dans une relation distante avec l’Eglise. Certains parlent même de «résistance» après la condamnation de 1954. Même si le Concile Vatican II change la donne en ouvrant des possibilités de réintégration des prêtres condamnés, les prêtres-ouvriers ont particulièrement expérimenté une appartenance catholique sur le fil.

 

Ils ont ainsi pu développer ce que les sociologues appellent une «théologie incorporée» qui conteste le cadre intellectuel classique du prêtre catholique (la philosophie systématique de Saint Thomas d’Aquin). Les prêtres-ouvriers déplacent le combat pour le changement religieux vers une théologie par l’action : 

 

« avant d’être possédés comme savoirs abstraits, les principes théologiques sont d’abord maîtrisés sous la forme de dispositions corporelles avant d’être mises en oeuvre sur le mode quasiment instinctif. Il s’ensuit que les combats théologiques ne sont pas uniquement de l’ordre de la lutte intellectuelle pour des idées. Il y a tout lieu de penser que des actions pour le changement religieux puissent être menés d’une autre manière, peut-être plus radicale encore, selon les voix inattendus de la subversion des conditions concrètes d’exercer la fonction de prêtre, prise dans sa dimension incorporée. C’est pourquoi les prêtres-ouvriers ont exprimé leurs orientations spirituelles les plus fortes non pas sous la forme de déclarations théologiques tonitruantes mais bien à travers le choix de modes de vie qui remettent radicalement en question l’exercice traditionnel de l’autorité sacrée de prêtre» (pp. 344-345) 

 

Cela peut se concrétiser par des gestes tels que rejeter la soutane et le col romain, travailler et donc exposer son corps à la souffrance physique, etc. La condamnation de 1954 illustre bien combien cette attitude était finalement subversive et dangereuse.

 


♣ Les prêtres-ouvriers entre transmission et repositionnement


41EFTM81C3L._SL500_AA300_.jpgUne partie intéressante de l’ouvrage de Siaud et Viet-Depaule est consacrée au repositionnement de l’expérience des prêtres-ouvriers dans le temps long. On renvoie à leur page commentant comment les prêtres-ouvriers soumis, les ‘insoumis’ et l’épiscopat ont commémoré 1954. ILs pointent le paradoxe des prêtres-ouvriers vieillissants qui d’un côté ont mis le salut dans l’histoire des hommes, et particulièrement de la classe ouvrière, et de l’autre doivent prendre conscience que l’histoire a fait changer la classe ouvrière et, en France du moins, l’a quasiment fait disparaître... Comment s’en sortir ? Certains absolutisent une forme d’engagement attaché à un moment de l’histoire française en pensant avoir fait l’unique choix possible, d’autres tentent d’historiciser leur intuitions et sont prêts à se trouver des héritiers. Même si les deux sociologues ne l’évoquent pas, on retrouve là une question qui se pose également à la vie religieuse féminine dans les sociétés occidentales : vieillissantes, des femmes doivent être capables de surmonter l’idée que leur engagement religieux, donc visant l’absolu, était fondé sur le relatif d’une époque et d’un contexte social. Qui sont les héritiers d’un engagement qui disparaît démographiquement ?

 

 

***

 

Cet ouvrage est au final une excellent approche des prêtres-ouvriers français. Les mises en perspective historiques, la large part laissée à la parole des acteurs sociaux, les recours aux concepts de sociologie pour expliciter des comportements en font un très beau livre. Même si sa densité et sa longueur peuvent rebuter, il stimule et renouvelle la réflexion sur les prêtres-ouvriers alors que la mémoire de ces derniers s’estompe dans la société française. 

 

 


♣ Bibliographie indicative

 

◊ Récits de vie de prêtres-ouvriers

 

Les éditions Karthala ont publié  dans les années 2000 une série de témoignages de prêtres-ouvriers qui constituent une source vivante et intéressante  ; ils complètent les livres déjà publiés par les prêtres-ouvriers depuis les années soixante. 

 

Anglade, Paul et Viet-Depaule, Nathalie (2001), Prêtre-ouvrier forgeron : "ce que c'est d'obéir", éd. SIgnes des Temps (Paris: Karthala) 188 p.

 

Collet, Paul, Viet-Depaule, Nathalie, et Boudouresques, Bernard (éd.) (2002), L'amour du Christ nous presse : l'itinéraire d'un prêtre de la Mission de France (Signes des temps; Paris: Karthala) 333 p.


Desailly, Jean (1997), Prêtre-ouvrier, Mission de Paris 1946-1954 (Paris: L'Harmattan).

 

Gardey, Bernard (2001), La foi hors les murs. Grapilllage de la Saint-Martin (Signes des temps Paris: Karthala) 335 p.

 

Gardey, Bernard et Collonge, André (ss. le pseud.) (1957), Le scandale du XXe siècle et le drame des prêtres-ouvriers (Paris: Olivier Perrin).

 

Lémonon, Michel et Viet-Depaule, Nathalie (2000), Laurent ou l'itinéraire d'un prêtre-ouvrier (Chrétiens en liberté; Paris: Karthala) 277 p.

 

Valet, Paul (2007), Prêtre-ouvrier. Itinéraire d'un ancien jociste (Signes des temps Paris: Karthala) 275 p.

 

Viet-Depaule, Nathalie (éd.), (2002), La Mission de Paris : cinq prêtres-ouvriers insoumis témoignent. (Signes des temps, Paris: Karthala) 358 p.

 

Olhagaray, Jean (1999), "Ce mur il faut l'abattre" : prêtre ouvrier de la Mission de Paris (Biarritz: Atlantica) 234 p.

 

Rougier, Stan (éd.), (1991), Prêtres de la Mission de France (Paris: Le Centurion) 150 p.

 

 

◊ Histoire et Sociologie

 

Cole-Arnal, O.L. (1986), Priests in working-class blue. The history of the workers priests (1944-1954) (New York: Paulist Press).

 

Leprieur, François (1989), Quand Rome condamne, : dominicains et prêtres ouvriers (Paris: Plon) 784 p.

 

Margotti, Marta (2000), Preti e operai : la Mission de Paris dal 1943 al 1954 (Turin: Paravia Scriptorum) 384 p.

 

Poterie, René et Jeusselin, Louis (2001), Prêtres-ouvriers, 50 ans d'histoire et de combats (Paris L'Harmattan) 280 p.

 

Poulat, Emile (1964), Naissance des prêtres-ouvriers (Paris: Castermann).

 

--- (1999), Les prêtres-ouvriers. Naissance et fin (Paris: Le Cerf).

 

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